L’art de la culpabilité & du lâcher-prise

Montage photo d'une femme bercée par le flow et titre de l'article du blog : l'art de la culpabilité et du lâcher-prise.
Vous êtes-vous déjà senti coupable que ce soit au niveau de la culpabilité à manger, à faire ou ne pas faire quelque chose, ou sans raison…? La culpabilité se construit dès notre petite enfance avec des mécanismes psychiques essentiels.

Notons d’abord la différence entre la notion de culpabilité en droit pénal et celle issue de la pensée psychanalytique.

En droit pénal, la culpabilité se réfère à un crime ou délit commis. Les limites ayant été dépassées, l’acte malheureux s’est inscrit et à ainsi créé une victime et un bourreau.

Du point de vue de la psychanalyse, on peut culpabiliser pour des fantasmes, quelque chose qui n’aurait donc pas été commis dans le monde matériel mais dans notre inconscient. On peut par exemple, se sentir coupable d’avoir eu de mauvaises pensées.

Au regard de la psychologie, deux phases importantes permettent au petit enfant de construire son futur adulte :

  • le surmoi de Freud se produit vers l’âge de 5 ans. À ce stade, l’inconscient se pose en juge intérieur fixant la structure esthétique (beau / laid), idéale (prescriptions / proscriptions), judiciaire (récompenses / punitions), morale (bien / mal) et sociale (valorisation / dévalorisation).
  • la phase oedipienne vers 5-6 ans se définit par le fait de vouloir son parent de sexe opposé (la petite fille amoureuse de son papa, et le fils, de sa maman) et désirer inconsciemment la mort du parent du même sexe.

Le sujet n’est coupable que de céder sur son désir

Jacques Lacan

Lorsque ces phases ont été construites dans un milieu hostile voire violent (physiquement et / ou psychiquement), des répercussions à l’âge adulte se font souvent entendre.

À présent, explorons la notion de culpabilité et de lâcher-prise.

#1 La culpabilité est-elle toujours sans raison ?

Plusieurs facteurs concourent au ressenti de la culpabilité. Mais qu’elle est-elle précisément ?

Au commencement, nous pourrions évoquer la culpabilité au regard de notre société. Notre culture européenne pose un cadre normatif (chaque culture ayant ses codes) : satisfaire ses désirs en dépassant les interdits est puni par la loi. Notons que pour le droit qui nous régit, il y a interdit de cannibalisme, d’inceste et de meurtre. La culpabilité en lien avec une limite pénale dépassée vient donc poser que cette émotion peut être saine et constructive au regard de l’acte plus ou moins terrible qui a été commis.

Dans la continuité, notre éducation posant un cadre familial (et religieux) tente à faire passer les autres avant nos propres besoins sous peine d’être taxé d’égoïste. D’ailleurs, le contexte religieux judéo-chrétien n’est pas sans séquelles sur nos comportements : s’auto-flageoler est très en lien avec la notion de faute. Malheureusement parfois, vivre dans l’autoflagellation peut être plus confortable que d’avoir à amorcer le travail du pardon. C’est un peu comme lorsqu’une maladie est installée et que la question qui devrait nous alerter est “Quel est le cadeau caché de cette maladie au point que je trouve préférable de rester dans cette situation plutôt que de guérir ?”

Aussi, comment ne pas évoquer la posture de l’enfant, protecteur de ses parents. L’élan d’amour inconditionnel envers ses parents fera qu’un enfant pensera toujours que c’est de sa faute si par exemple, ses parents divorcent. Comme évoqué plus haut, on construit notre architecture psychologique dans les premières années de notre vie. Voilà qui conditionnera donc notre vie d’adulte si nous ne nous prenons pas en charge pour décider de nous faire accompagner pour palier à ce mode de fonctionnements.

Face à notre société moderne, le degré de vies parfaites que l’on étale à tout bout de champ sur les réseaux sociaux, nous fait voir que la facette lumineuse de notre quotidien. Après quoi, comment ne pas culpabiliser face à nos parts d’ombre ?

J’aimerais aussi mentionner la question du perfectionnisme et des injonctions. Qu’elles soient familiales ou personnelles, les drivers en analyse transactionnelle ont la peau dure :

  • sois parfait
  • sois fort
  • fais plaisir
  • fais des efforts
  • dépêche-toi


Cette culpabilité liée à l’imperfection et au sentiment d’impuissance face à ces injonctions nous poursuit, plus ou moins consciemment, notre vie durant. Je vous invite à découvrir en bas de page le lien pour + d’infos sur le sujet.

La question des blessures de l’âme du petit enfant dès la naissance est certainement aussi une porte d’entrée pour comprendre d’où peut venir ce sentiment de culpabilité. Ainsi, la blessure d’humiliation va de pair avec et le masque du sadomasochisme. Les personnes souffrant de cette blessure peuvent aller jusqu’à se faire du mal dans l’espoir d’être punis et avoir honte elles-mêmes.

Couverture du livre de Lise Bourbeau : 5 blessures qui empêchent d'être soi-même.

Peut-être aussi pourrait-on accorder à la culpabilité une échelle ? Tâchons de nous accorder de l’indulgence face à des situations qui ne méritent pas le mal que nous nous infligeons.

Enfin, j’aimerais ajouter que la notion de désir en lien avec la culpabilité exprimée est révélatrice. Ainsi, tous les désirs ne méritent pas d’être réprimés. Un individu réellement branché sur son désir trouve généralement les moyens matériels, pratiques, de le réaliser, quelle que soit sa situation.

#2 Des outils pour remédier à la culpabilité

À force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. Voilà pourquoi savoir demander de l’aide ou utiliser quelques outils peuvent nous remettre sur la piste de la joie.

Le lâcher prise

Il s’agit bien de la question de notre égo qui nous fait tenir en voulant tout contrôler. Par l’expression du lâcher-prise, nous entendons faire taire cette petite voix et devenir conscient de nos limites.

Le meilleur moyen d’y parvenir réside dans la conscience de l’instant présent grâce :

  • à la méditation quotidienne
  • au fait d’agir en pleine conscience dans les gestes du quotidien : être pleinement présent·e à son repas, chaque bouchées lorsque nous déjeunons. Ou encore en faisant la vaisselle en ne pensant pas à sa to-do liste, en prenant sa douche en pensant au bien-être que cela nous procure…
  • à la respiration : consciente en nature, sur 4 temps (d’inspire-rétention pleine-expire-rétention vide), cohérence cardiaque…
  • à la puissance de la visualisation : pour le cerveau “comme ci = c’est”
  • à la créativité et connexion avec la source : lorsque nous sommes tellement connectés à notre loisir et que nous ne voyons pas le temps passer

" Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence. "

Marc Aurèle

La thérapie

Trouver nos motivations inconscientes pour comprendre nos choix, nos désirs et notre culpabilité est un chemin que l’on peut entreprendre auprès d’un thérapeute. Qu’il/elle soit psychologue, psychanalyste… l’objectif étant d’apprendre à voir le monde avec plus de nuances et de désidéaliser ce que nous nous sommes représentés de ce monde.

Notons que grâce à un suivi, il est important d’entendre que la culpabilité n’est pas à combattre absolument ! En effet, elle est très utile puisqu’elle limite nos pulsions destructrices.

Enfin, sur ce volet, je ne pourrais que vous recommander d’explorer le passé : le votre et les mémoires de vos ancêtres. Il se pourrait qu’une injonction ait été placée sur vos épaules dès lors de votre conception afin de réparer une histoire ancienne. En travaillant sur votre arbre familial et votre clan, vous redonnez de la place à chacun et de l’amour et de la reconnaissance à ceux qui en ont manqué.

Je vous invite à découvrir l’outil de la psychogénéalogie pour déceler le poids de l’inconscient familial transmis à votre insu

Le pardon

Pour empêcher nos remords de nous envahir, je vous propose la méthode Ho’oponopono. Issue d’une très ancienne tradition hawaïenne qui s’est transmise oralement de génération en génération, cette méthode est davantage considérée comme une philosophie permettant de rétablir la paix en soi.

Le principe consiste en la répétition du mantra afin de ré-harmoniser nos énergies :

  • Désolé·e, Pardon, Merci, Je t’Aime

 

L’ho’oponopono offre de nombreux bienfaits tels que la reconnexion profonde à soi, le retour à une paix intérieure, une meilleure gestion des conflits. Ou encore, en s’orientant vers des pensées plus positives au quotidien, nous remettons de l’ordre dans notre vie pour l’orienter davantage vers la joie et l’instant présent. Cette technique psychologique de pensée qui agit sur nos mémoires, se veut comme un nettoyage interne grâce au lâcher-prise face aux situations difficiles en prenant de la distance.

Les mémoires sur lesquelles la méthode travaillent peuvent être de l’ordre : d’une mauvaise expérience, une souffrance, une blessure, une émotion (peur, colère…).

Le pouvoir de la méthode réside sur 5 vérités fondamentales :

  • Mon univers est la création de mes pensées.
  • Si mes pensées sont négatives, elles vont créer une réalité physique à l’identique.
  • Si mes pensées sont positives, elles créent une réalité basée sur l’amour.
  • Je suis 100% responsable de ma vie
  • Je suis 100% responsable de la négativité qui m’entoure.

" Le pardon n’est pas un acte occasionnel, le pardon est une attitude permanente. "

Martin Luther King

#3 La notion d’échec

J’aimerais faire mention de l’échec aussi car avec la culpabilité, le sentiment profond d’avoir échouer n’est pas loin. Mais à mon sens, pour réussir, il faut accepter d’échouer !

Pourtant, notre culture et l’éducation scolaire nous enferment dès petit dans la notion d’échec :

  • un 5/20 alors que, en comparaison, le meilleur de la classe à eu 18 (syndrome de l’enfant modèle)
  • rater son diplôme
  • et dans un temps pas si lointain qui était celui de nos grands-parents, c’était le bonnet d’âne que chacun redoutait.


Et si l’on voyait l’échec plutôt comme une occasion à grandir !
Cela changerait considérablement la donne et peut-être qu’il y aurait beaucoup moins d’échec scolaire justement. En faisant de nos erreurs des actes d’apprentissage, nous ferions que grandir et cela ferait accroître également notre estime de soi !

Pour exemple, je me souviens avoir été marquée par l’écrivaine JK Rowling. Avant de trouver le bon, elle s’est fait refuser 30 fois son manuscrit d’Harry Potter auprès d’éditeurs. Elle aurait pu renoncer bien avant. Mais sa conviction, sa foi, son désir de partager les aventures de son petit sorcier ont été bien plus forts… Et la réussite a été ensuite à la hauteur de sa ténacité !

Pour découvrir les vertus de l’échec (oui oui c’est possible !), je vous recommande chaudement ce livre !

Couverture jaune du livre de Charles Pépin intitulé Les vertus de l'échec.

Les vertus de l’échec de Charles Pépin

Sans doute avez-vous déjà entendu ceci. En France, échouer c’est mal vu. Mais outre-Atlantique, fermez votre entreprise et voyez comment le système en place et la société voient comme une opportunité à réessayer, sous une autre forme ! Essayez en France de remonter une société en disant que vous avez mis la clé sous la porte… les banques se feront frileuses car l’échec n’est pas perçu comme une possibilité d’avoir appris de ses erreurs !

Pourtant, nous sommes des êtres spirituels venus sur Terre pour expérimenter la matière : alors quoi de plus normal que d’être confronté à des obstacles… pour nous faire grandir ! Un enfant n’est-il pas tombé 1000 fois et relevé autant de fois avant d’apprendre à marcher ?!

#4 Mon expérience personnelle

Comment la notion de culpabilité souvent présente est entrée dans ma vie.

En fait, c’est ma reconversion en naturopathie et mes changements radicaux qui m’ont donné du fil à retordre. J’ai à coeur de partager mon témoignage car je constate bien trop souvent, dans mes partages, que l’alimentation devient alors une source de stress voire d’angoisse pour certain·es.

En effet, en me formant aux fondements de la Naturopathie Vitaliste de l’enseignement de Pierre-Valentin Marchesseau (père de la naturopathie en France), les lois du Vivant et du bon sens ont fait l’effet d’une bombe dans mes acquis et repères depuis petite.

J’ai ainsi appris l’importance d’encourager la sortie des toxines via nos émonctoires, que l’origine de nos maladies se fondaient sur 2 types de déchets (colles et cristaux), que notre tempérament pouvait induire un certain type de maladies…

Toutes ces lois naturelles et notamment celles liées à l’alimentation ont commencé à entraîner de la culpabilité en moi dès lors que je savais ce qu’il fallait faire pour ré-harmoniser le corps et l’esprit mais ne le faisait pas tout le temps. Je dois dire que les changements ont été puissants au point que le 1er conseil en formation qui nous ait été donné fut : “Ne quittez pas de suite votre conjoit·e !” C’était pour dire le degré d’ouverture et de conscience qui nous attendait, rendant ainsi obsolète (voire néfaste), les données acquises jusqu’à présent concernant la santé !

Tout ça pour vous dire, que si vous :

  • buvez un verre d’alcool de temps en temps
  • avez repris le café
  • consommez parfois encore de la viande
  • mangez aussi du gluten (pâtes, pain…)
  • etc

vous ne méritez pas de vous auto-flageller pour autant !

J’ai appris grâce à la naturo, à savoir où regarder quand mon corps (ce signal d’alarme fabuleux !) me faisait signe ! Pour autant, je ne souhaite pas prôner la perfection de mon hygiène globale sous prétexte que je suis naturopathe ! J’aime accueillir une bonne nouvelle avec un verre de vin, retrouver mes ami·es et savourer un repas copieux, me laisser tenter par du café quand mes cellules l’appellent !

J’aurais mis plusieurs années pour arriver à lâcher-prise par rapport à l’exigence que je m’étais imposée et vous savez quoi ? Je ne suis plus malade ! Aujourd’hui, quand mon corps exprime un trop-plein, j’accueille et accompagne ma force vitale vers l’auto-guérison 😃

Vous pensez qu’être accompagnée·e pourrait vous aider dans votre démarche de bien-être holistique car vous ressentez de la culpabilité ? Je vous comprends tellement.

Sans doute avez-vous déjà entendu ceci. En France, échouer c’est mal vu. Mais outre-Atlantique, fermez votre entreprise et voyez comment le système en place et la société voient comme une opportunité à réessayer, sous une autre forme ! Essayez en France de remonter une société en disant que vous avez mis la clé sous la porte… les banques se feront frileuses car l’échec n’est pas perçu comme une possibilité d’avoir appris de ses erreurs !

Pourtant, nous sommes des êtres spirituels venus sur Terre pour expérimenter la matière : alors quoi de plus normal que d’être confronté à des obstacles… pour nous faire grandir ! Un enfant n’est-il pas tombé 1000 fois et relevé autant de fois avant d’apprendre à marcher ?!

À retenir

Nous sommes des êtres humains et non des robots. Nous vivons des montagnes russes et sommes parfois traversés par des émotions contradictoires. Cela impacte évidemment nos comportements.

Retenons que le modèle de société où l’image de réussite que l’on nous met sous les yeux (retouche photo, pub, réseaux sociaux…) n’est pas notre réalité personnelle ! Revenons à des valeurs simples, de partage, d’amour, d’aide et de compassion et d’apprentissage par tout ce que nous expérimentons : nous sommes riches de toutes nos expériences vécues !

Soyons heureux et reconnaissants : nous sommes puissants, nous sommes Vivants !

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Vanessa, architecte du bien-être

Vanessa, architecte du bien-être

Révélatrice de potentiels et inspiratrice de changements, j’accompagne les femmes engagées à mettre du sens dans leur vie grâce à la naturopathie et la psychogénéalogie.
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